Khetemet
Épilogue

Khetemet II
Introduction
Chapitre 1
Énigme 1
Chapitre 2
Énigme 2
Chapitre 3
Énigme 3
Chapitre 4
Énigme 4
Énigme 5
Énigme 6
Énigme 7
Énigme 8
Énigme 9
Énigme 10
Énigme 11
Énigme 12
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Éditeur : Histophile

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Khetemet I : épilogue

 

Abydos, Moyenne-Égypte
13 octobre 2007, 13 h… et quelques minutes


Sarah, Christian et Yanis restèrent de longues minutes au cœur de l’Osireion. D’un bleu limpide, le ciel se couvrit de lourds nuages sombres et menaçants. Déployant ses ailes, l’ombre enveloppa le temple. Masqué par cette masse compacte, le soleil sembla disparaître du ciel en quelques minutes. Nuit sans lune ni étoile, comme dans une grotte où la lumière ne pénètre jamais, l’ambiance s’alourdit encore du fait de l’étouffement des sons. Aucune vibration, aucun bruit, à l’instar de ce que l’on peut ressentir lors d’une exploration souterraine ou bien au cœur d’une pyramide, seul et sans lumière.

Les trois amis se tenaient par la main, créant un triangle dont le centre était la butte. Trois points, un centre, un double symbole où les chiffres prennent vie, dépassant leur cadre réducteur des mathématiques.

Soudain, une intense lumière émergea de la butte de sable. La source était non localisable, semblant provenir de nulle part, inondant l’Osireion. Tel un big-bang, la lumière blanche engloba la scène, au cœur du temple. Le premier cercle, le réseau des « Gardiens », absorba la lumière qui changea alors de teinte, agissant comme un prisme. Au-delà de la barrière humaine, la lumière prit une teinte rouge orangée, s’apparentant à un immense feu protecteur. Comme les mains qui terminaient les rayons du dieu Aton, la lumière changeait de forme et de fonction. Plus loin, les « Frères du Chaos » étaient encore plongés dans l’obscurité. Un silence absolu accompagnait l’intense lumière qui changeait de couleur et de puissance selon son éloignement du temple. Une ambiance irréelle prit place, coupée du reste du monde, comme si une véritable bulle venait d’isoler la construction multimillénaire.

Ordre et désordre se faisaient face non pour se combattre mais pour apporter un équilibre. C’est ce qui pouvait le plus surprendre en voyant cette scène aux apparences irréelles. Un cœur de lumière blanche et intense, un triangle équilatéral, une chaîne humaine, les rayons lumineux se terminant par des flammes, une nouvelle chaîne humaine, en limite d’une ombre insondable aux contours indéterminés…

Prenant de la hauteur, la source lumineuse se divisa en trois pour se fondre sur les trois amis, se tenant toujours par les mains. L’intensité de la lumière augmenta encore, de même que ses prolongements qui séparaient désormais les deux cercles humains, blanc et noir. Telles des flammes, celle-ci s’élancèrent vers les « Frères du Chaos » en même temps que les trois pointes du triangle intérieur englobèrent Sarah, Christian et Yanis.

Un flash intense couronna la scène fantastique.

13 h 13 mn 14 s

Le soleil reprit sa place dans un ciel pur, sans nuage. Le temple d’Osiris était redevenu inanimé. L’eau verdâtre avait repris sa place, rongeant les parties basses des énormes colonnes. « Frères du Chaos » et « Gardiens » se séparèrent sans un mot. L’équilibre temporaire avait permis à la lumière de retourner à ses origines. L’heure n’était pas au combat mais à la recherche d’un nouvel équilibre. L’ordre canalise le désordre, mais ce dernier apporte l’étincelle nécessaire à la nouveauté et à la Vie.


- L’Osireion, temple de Sethy Ier à Abydos, Égypte -
(Photographie de Philippe Contal, Voyage immobile, février 2010)


Sarah, Christian et Yanis furent inondés par la lumière vive. Bien qu’ils se tiennent par la main, ils avaient l’impression d’entreprendre seuls un voyage hors du temps. Celui-ci s’était d’ailleurs estompé pour laisser la place à une intemporalité déroutante. Sarah essayait de parler, de même que ses deux amis, mais aucun son ne voulait sortir de leurs cordes vocales.

Cette situation se prolongea sans qu’ils puissent en estimer la durée. Mais à l’issue de cette phase achronique, ils se retrouvèrent sur le sable d’un désert, sous un ciel étoilé parfaitement clair. Aucune tache orangée n’était décelable à l’horizon, signature des concentrations urbaines modernes. La configuration des constellations n’était guère éloignée de celles qu’ils connaissaient, mais c’était dans un autre temps qu’ils se trouvaient désormais…



Ainsi s’achève la première partie de Khetemet. Présentée comme une histoire où la linéarité du temps fut mise à mal, un réseau de connexions entre différentes époques, des passerelles entre plusieurs cultures mettant en relief des similitudes ne pouvant passer pour la seule manifestation du hasard, la Quête fut présentée comme une chasse au trésor. Nul besoin de pelle ou de pioche, mais la curiosité et la recherche étaient les principaux outils, nécessaires pour dévoiler les bonnes réponses aux treize énigmes qui ponctuaient cette aventure singulière.

Mais cette aventure n’est pas terminée. Elle prend une nouvelle forme en mars 2013, avec une nouvelle invitation au voyage. Il ne s’agira plus de parcourir l’Histoire avec une histoire, mais de déceler la trame dans un texte initiatique et surtout d’en comprendre les prolongements symboliques qui dépassent le cadre des civilisations et des certitudes. Pour aborder Khetemet II, laissez vos postulats qui servent de base à vos convictions et vivez cette nouvelle expérience comme une autre approche de la Connaissance… complémentaire et non exclusive.